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C'est
par ce terme que l’on désigne l’ensemble des opérations qui transforment
un tissu nouvellement tissé ou tricoté en un tissu fini, prêt à l’emploi.
Le
décreusage consiste à enlever la séricine qui entoure le fil.
Traditionnellement, on utilise pour cela un bain de savon de Marseille.
D’autres procédés fondés sur des enzymes ou sur de l’eau à très haute
pression sont également utilisés, mais les puristes préfèrent la méthode
traditionnelle qui, bien que plus onéreuse, ménage davantage le tissu. Le
décreusage va donner au tissu de soie toute sa souplesse et tout son
brillant en même temps qu’il le rend réceptif aux matières colorantes. La
séricine entre pour environ 25% dans le poids total d’un tissu et la perte
de poids résultant du décreusage peut être compensée par un greffage
chimique (la charge).
Teinture
On
distingue deux types de teinture, la teinture en fil et la teinture en
pièce. Dans le premier cas, les fils individuels sont décreusés, tordus et
teints avant le tissage. Dans le deuxième cas, c’est le tissu qui est
décreusé et teint. La teinture en pièce était pratiquement inconnue avant
1815-1830. On teignait le fil dans des cuves de matière colorante avant de
les fixer, rincer et sécher.
La
teinture en pièces a été perfectionnée à Lyon, grâce aux travaux de
l’École de Chimie, et utilisée à l’échelle industrielle à partir des
années 1850. Il existe plusieurs procédés de teinture et plusieurs
familles de matière colorante. On distingue entre autres les colorants
réactifs, acides, basiques et directs. Le tissu peut être introduit dans
le bain de teinture en passant entre deux rouleaux, ou il peut être fixé
sur un jigger qui est immergé et tourne lentement dans le bain. Le
colorant est en même temps fixé sur le tissu avant que celui-ci ne soit
rincé et séché. |
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L' impression
L’impression est une forme de teinture localisée, c’est-à-dire un motif ou
un dessin est placé à des endroits précis sur le tissu. La méthode
d’impression la plus couramment utilisée est l’impression au cadre (dite
‘à la lyonnaise’). Il s’agit d’une méthode très ancienne, apparentée à la
sérigraphie, dont l’utilisation industrielle a été perfectionnée à Lyon
dans les années 1850, d’où son nom. Aujourd’hui on voit apparaître une
nouvelle méthode d’impression, au jet d’encre, dérivée de l’impression sur
papier. Il est encore trop tôt pour dire quel sera l’impact de ce procédé
sur l’impression sur soie.
Pour
imprimer de grandes séries, on utilise parfois l’impression au rouleau,
qui consiste à faire passer le tissu écru entre deux rouleaux gravés d’un
dessin.
Les apprêts
Différents
traitements de finissage viennent conférer au tissu teint des propriétés
particulières. D’abord, il s’agit de conserver ce toucher particulier de
la soie, souple et gonflant, ‘la main’. Ensuite on peut appliquer des
traitements ignifuges (pour les tissus d’ameublement en particulier),
hydrofuges, infroissables etc. L’art de l’apprêteur consiste à donner au
tissu un aspect et un toucher recherchés, sans altérer les qualités
intrinsèques de la soie.

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